Diabète de type 2 : découvrez les nouvelles méthodes révolutionnaires de prise en charge !

par adm
De la nécessité de réévaluer régulièrement le patient et son traitement.

Le diabète de type 2 est une affection longue durée qui s’aggrave avec le temps, tout comme le profil du patient (âge, comorbidités, complications) et les traitements disponibles. Par conséquent, son traitement doit être ajusté progressivement en réponse à l’émergence de nouveaux facteurs.

Le diabète de type 2 est une maladie chronique complexe qui évolue avec le temps et concerne aujourd’hui environ 4,6 % de la population en France métropolitaine, ce qui représente près de 3 millions de personnes.

Le danger accru de complications micro et macro angiopathiques à long terme met en évidence la nécessité d’un suivi adapté qui évolue avec le temps et qui se concentre non seulement sur le niveau d’HbA1c, mais aussi sur le risque cardiovasculaire.

Dans ce contexte, la morbidité et la mortalité cardiovasculaires sont augmentées de deux à trois fois, notant que le diabète de type 2 est souvent lié à d’autres facteurs de risque cardiovasculaires tels que l’obésité, l’hypertension artérielle, une dyslipidémie et le tabagisme.

En outre, après vingt ans d’évolution, on observe une rétinopathie chez plus d’un tiers des patients et le diabète de type 2 est la principale cause de dialyse dans notre pays.

Qui doit être pris en charge ?

Le diabète de type 2 est caractérisé par une glycémie à jeun ≥ 1,26 g/L (7 mmol/L) confirmée à deux reprises (à quelques jours d’intervalle) ou par une glycémie (à jeun ou non) ≥ 2 g/L (11,1 mmol/L) accompagnée de symptômes principaux (polyurie, polydipsie, polyphagie, fatigue).

Il est souvent découvert par hasard lors d’un examen biologique de routine chez un patient sans symptômes. Il peut aussi être diagnostiqué lors de l’apparition de symptômes cliniques ou d’une complication aiguë ou chronique.

Outre la gestion de la glycémie, le traitement vise à corriger les facteurs de risque cardiovasculaire associés, à prévenir, détecter et traiter les complications, notamment cardiovasculaires et rénales.

La stratégie thérapeutique est donc personnalisée et centrée sur le patient, selon les comorbidités, les autres facteurs de risque cardiovasculaire, les complications du diabète, etc. Il est crucial de rechercher systématiquement une microalbuminurie, une démarche souvent négligée.

L’objectif d’HbA1C, généralement ≤ 7 % pour la plupart des patients, peut varier entre 6,5 % et 8 % selon les comorbidités et l’espérance de vie.

Quelles sont les modalités ?

La modification des styles de vie est toujours recommandée, non seulement par le biais d’un régime alimentaire adapté, mais aussi en combattant la sédentarité par des activités physiques appropriées, etc. La maladie doit être abordée dans toutes ses dimensions.

La gestion des autres facteurs de risque est essentielle : l’arrêt du tabac, crucial, le contrôle de l’HTA, en privilégiant l’utilisation de mesures ambulatoires de la pression artérielle, la correction des anomalies lipidiques.

Si ces mesures, bien suivies pendant 3 à 6 mois, échouent, ou d’emblée en cas de complications, de haut risque cardiovasculaire ou de symptômes de diabète, le traitement médicamenteux reste basé en première intention sur la metformine, administrée progressivement jusqu’à la dose maximale tolérée.

En cas d’intolérance ou de contre-indication à la metformine, on peut recourir, selon les cas, à un inhibiteur du SGLT2 (iSGLT2 ou gliflozine) ou à un analogue du glucagon-like peptide 1 (aGLP-1 ou incrétinomimétique) ou encore à un inhibiteur de la dipeptidylpeptidase 4 (iDPP4 ou gliptine).

La stratégie thérapeutique à adopter en cas d’échec du traitement initial est ensuite détaillée dans la VIDAL Reco, en fonction des différents contextes cliniques.

Une réévaluation régulière du patient et du traitement

Il est crucial de réévaluer régulièrement le profil du patient, dont la condition peut évoluer, comme par exemple une hausse du taux d’HbA1C, l’apparition d’une maladie rénale chronique ou de nouvelles comorbidités, nécessitant une adaptation continue du traitement. Il est essentiel de combattre l’inertie thérapeutique.

Il est également important de considérer l’avancement en âge et l’état de fragilité.

Chez les personnes âgées de plus de 75 ans non fragiles : le traitement reste identique à celui des plus jeunes, avec un objectif d’HbA1c ≤ 7 %.

En revanche, chez les personnes âgées fragiles, l’objectif d’HbA1c est plus flexible : HbA1c ≤ 8 %, voire HbA1c < 9 % en présence de pathologies chroniques avancées, pour minimiser les risques d'hypoglycémie et d'iatrogénie. Dans ce groupe, il est crucial de tenir compte des effets secondaires. Ainsi, les sulfamides hypoglycémiants et les glinides sont déconseillés en raison du risque d'hypoglycémie. Les aGLP1 peuvent entraîner des risques de dénutrition et de sarcopénie et les iSGLT2 un risque de déshydratation ; il est donc particulièrement important d'évaluer le rapport bénéfice-risque de ces médicaments au moment de leur prescription.

Profiter des nouveaux outils

Les traitements évoluent, tout comme les outils disponibles.

Les dispositifs de mesure continue du glucose, qui ont transformé la prise en charge du diabète de type 1, sont également utiles pour certains patients atteints de DT2, notamment ceux dont l’HbA1C est > 8 % et qui ont moins de trois injections quotidiennes d’insuline.

Avec cette surveillance continue du glucose, il est possible de viser non seulement l’HbA1C, mais aussi le temps passé dans la plage cible, permettant ainsi d’affiner encore plus le traitement.

Autre progrès technologique : la télémédecine, qui permet de consulter un spécialiste à distance.

Selon une interview avec le Pr Béatrice Duly-Bouhanick, hôpital de Rangueil, CHU, Toulouse.

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